À la rencontre de Sionmaville

Mis à jour : août 18

Texte : Sionmaville - Photos : David Zuber


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet indépendant visant à mettre en avant, au travers de reportages photos, des entrepreneurs et entrepreneuses qui marquent le paysage sédunois. Afin de clôturer l'année 2019 et cette série de portraits, nous avons souhaité vous présenter Sionmaville et ses fondatrices, Carmen et Carole.


Sionmaville ce n'est pas simplement nous. C'est vous et nous depuis 2015. C’est une communauté qui grandit, qui se rencontre et qui aime cette ville (ou qui l’a ajoutée à sa bucketlist). Ce sont des milliers de photos partagées avec un seul hashtag, des événements, des découvertes, des lancement de produits mais aussi deux soeurs, Carmen et Carole Grange, que nous allons vous présenter dans ce portrait.


Carmen a 25 ans, Carole 27. L’une a effectué des études en communication visuelle et photographie et en innovation et développement de produits/services. L’autre a poursuivi un cursus universitaire en psychologie, en sciences sociales et politiques et en droits de l’enfant.  Des parcours à la fois différents et complémentaires, mais qui se croisent et se combinent au fil du temps à travers une seule et unique plateforme : Sionmaville. 


Cette communauté qu'elles ont créée à partir d'une simple page Instagram, s'est révélée être un moteur dans leurs parcours respectifs et aujourd'hui encore dans leurs carrières. Pour les deux soeurs "tout est parti de Sionmaville”.


Mais la question que tout le monde se pose, c’est celle du commencement de Sionmaville.


Carmen découvre Instagram deux ans après son lancement, en 2012. Carole y fait ses premiers pas en 2014, quelques mois avant de s’installer à Paris pour ses études. Pour l'anecdote, Carole a longtemps été allergique aux réseaux sociaux. Toutes les deux passionnées par la photo, les jeunes femmes photographient régulièrement leur ville et partagent ensuite leurs clichés sur leurs comptes personnels (@500kmtoparis & @carmen.grange). 


Un soir de décembre 2015, Carole publie un paysage d’hiver sédunois sur sa page personnelle, photo aussitôt repostée par le compte @about_swiss grâce à l’utilisation de leur hashtag. Ce qui étonne alors les deux soeurs, c’est l’absence d’une plateforme qui permette le partage et le repartage des belles images propres à leur capitale. Sur un coup de tête, au détour d’une conversation dans leur salon familial à Sion, elles décident alors de créer ensemble une page dédiée à leur ville, avec un hashtag encore inexistant : #sionmaville. Les deux soeurs, qui voyagent régulièrement et qui ont vécu sur différents continents, connaissent l’ampleur de cette plateforme. Pour le nom, elles choisissent d’opter pour @sionmaville, en référence à @paris_maville.  


« Sionmaville c’est une idée commune. Ce qui nous différencie dans ce que l’on a fait c’est que beaucoup de gens ont des idées mais peu de personnes vont au bout de leurs idées. Notre particularité c’est que quand on a des idées, on les suit. »  Carmen 

Ce même hiver, pour les fêtes, Carmen réunit la famille et offre un appareil photo à sa soeur, afin de pouvoir faire du reportage photo pour Sionmaville. Pendant plusieurs mois, elles passent plusieurs heures par jour à identifier le contenu qu’elles pourront partager. La communauté grandit au fur et à mesure et le hashtag devient de plus en plus utilisé, devenant de fil en aiguille une identité forte pour certains. 


En mars 2016, elles atteignent le premier palier de 1’000 abonnés, puis en juin les 2’000 abonnés et, moins de deux 2 mois plus tard, les 3’000 abonnés. En 4 ans, la communauté passera de 0 à 12’000 abonnés et plus de 16'400 mentions avec le # ! Cette même-année, elles établissent une collaboration avec l’Office du Tourisme qui durera quelques mois. En raison de visions divergentes, l’expérience ne se poursuit pas, mais Carole et Carmen en retiennent aujourd’hui du positif :


« C’est finalement une opportunité de pouvoir se revendiquer être une plateforme neutre. Nous avons toujours été indépendantes et cohérentes avec nos choix, c’est ce qui fait finalement notre force » Carmen



Fin 2018, Sionmaville prend un important virage. D’abord discrètes les premières années, les deux jeunes femmes se mettent alors en avant pour la première fois sur les réseaux sociaux et peu à peu dévoilent qui se trouve derrière la plate-forme.


“Tout le monde croyait que c’était la ville. Nos amis les premiers ne savaient pas.” 

Si leur travail peut s'avérer proche de la mission d’un Office de Tourisme ou des tâches d’un city manager, elles essaient aujourd’hui de s’en distinguer en essayant d’adopter une approche plus communautaire et citoyenne.


Aujourd’hui, si elles ne vivent pas de Sionmaville, elles se présentent en revanche comme des entrepreneuses-influenceuses. De son côté, Carmen a lancé sa start-up de masques anti-pollution et Carole est responsable réseaux sociaux pour le Théâtre de Valère et d’autres entreprises sur mandats. Et puis elles gèrent ensemble Sionmaville, avec des projets plein la tête.


Photo réalisée lors d'une sortie avec la Maison Gillard
“On a beaucoup de projets, on a envie de continuer à créer, car être entrepreneur finalement c’est de la création, et nous sommes aussi influenceuses avec le compte Sionmaville” s’en amuse Carmen. 

Même si aujourd’hui Sionmaville s’avère être une occupation à 100% difficile à gérer à deux, elles tentent de faire évoluer encore et toujours cette plateforme. Contribuer au développement de leur ville est quelque chose qui leur tient effectivement à cœur. “Nous avons grandi à Sion et pour moi cette ville est en pleine expansion. Notre génération est celle qui peut faire que notre ville se développe dans le bon sens. C’était important pour moi de revenir et de faire des choses ici” explique Carmen. “Et puis en voyageant, on voit tout ce qui se fait ailleurs et ça nous inspire, alors on essaie de développer un maximum d’idées et de projets sans attendre que quelqu'un ne le fasse pour nous” ajoute Carole. 


Pourtant, pour ces deux sédunoises, s’il y a beaucoup de lieux qu’elles connaissent et affectionnent, la ville a tout de même réussi à garder quelques secrets pour elles.



Les soeurs ont notamment été surprises de découvrir cet été un lieu innattendu, lors d’un événement qu’elles avaient organisé dans le cadre de la Semaine de la langue Italienne.


“Nous avons pu nous rendre sur le toit de la Basilique de Valère, car Sionmaville c’est aussi ça, permettre de voir Sion sous un angle que tout le monde ne voit pas. Nous mettons en avant ce qui est finalement accessible” Carmen. 

Carmen, a de plus été marquée plus jeune par la visite d’un lieu, alors qu’elle était servante de messe. Une visite du clocher de la Cathédrale de Notre Dame de Sion dont elle garde un vif souvenir. Un endroit qui reste encore un mystère pour Carole.


Et il y a un troisième lieu qui les fait rêver et qui n’a jamais cessé de les intriguer, un endroit tenu secret... ou presque ! C’est l’ancien hôpital de la Majorie, qui les captive depuis plusieurs années. Ce lieu, elles espèrent pouvoir le visiter en 2020. 


Enfin, il y a surtout un rêve qui est en passe de devenir réalité : le lancement de leur agence de communication digitale : Studio Soeurs.


“On a commencé à la développer cette année et le grand changement c’est aussi que l’on s’agrandit, car si avec Sionmaville nous étions deux, maintenant nous allons être 4. Cette agence vient en complément, en réponse à la demande que l’on a régulièrement à travers Sionmaville.” Carmen

Effectivement, à travers leurs différentes initiatives avec Sionmaville, de plus en plus d’entreprises font appel à leurs services. Cette agence vient donc comme une pierre qui s’ajoute à l’édifice, afin de répondre mieux encore à la demande. 


Studio soeurs c’est une agence qui va être lancée en 2020, avec du coaching, des formations, du consulting et de l’organisation d’événements. Une agence spécialisée dans les réseaux sociaux et l’innovation” Carole. 

Pour autant, elles n’en oublient pas Sionmaville et aimeraient continuer à développer des événements plus régulièrement, en continuant d’aller à la rencontre des gens. Par exemple en permettant la découverte de lieux à travers des activités mensuelles.




"On verra le format qu’on lui donnera mais on veut garder le côté communautaire, car c’est ce qu’on aime le plus, organiser des événements et générer des rencontres”. Comme lors de leur premier Instameet : « On ne s’attendait pas à un tel retour des gens. Générer des interactions entre les gens c’est aussi comme ça que Sionmaville a été créé » Carmen.

Alors en 2020, Sionmaville continuera à promouvoir l’écosystème sédunois et valaisan. “On pourra aussi partir plus loin, pour inspirer les sédunois” souligne Carmen.  Et cette mise en avant de la ville pourra notamment fonctionner au travers de collaborations qui permettront de valoriser à la fois leur travail et la communauté. « Le Prix d'Encouragement à la Jeunesse de la Ville de Sion reçu cette année nous a aussi permises d’être reconnues et de revendiquer la valeur de notre travail. Car sans rémunération, il nous est difficile de poursuivre nos activités et faire perdurer Sionmaville. » 



Et si pour 2020 il fallait transmettre un message à leur communauté, ce serait celui-ci :  


“Continuez d’utiliser le hashtag (#sionmaville) et de venir à nos Instameets, continuez à nous écrire ou à nous relancer si on met du temps à vous répondre et continuez à nous proposer des idées, comme l’a fait David Zuber en 2019 avec ces portraits. Car être à plusieurs nous permet d’aller plus loin et de rendre un travail de meilleur qualité. Alors continuons à créer ensemble des synergies en 2020.» 

Parce qu’en définitive Sionmaville ce n’est ni le travail d’une personne, ou de deux, c’est un travail d’équipe dont vous faites partie.







Sionmaville, David Zuber et Studio Soeurs s'unissent pour vous souhaiter une belle et heureuse année 2020.



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