À la rencontre de Camille au coeur de sa boutique l’Aigle Carmin

Texte : Sionmaville / Carole Grange - Photos : Deetcheese Photographie / David Zuber


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet indépendant visant à mettre en avant, au travers de reportages photos, des entrepreneurs et entrepreneuses qui marquent le paysage sédunois. Aujourd’hui nous rencontrons Camille Bienz une jeune femme de 24 ans qui a ouvert une boutique ésotérique en vieille ville de Sion. Comme sa propriétaire, elle dégage quelque chose de mystique. Dans l’atmosphère d’Halloween, nous n’avons pas résisté a lui consacrer ce cinquième portrait.



Dans la boutique, pendules, sels de protection, pierres, encens et tarots jonchent les étagères. Plusieurs objets propres au chamanisme et aux arts amérindiens y sont à l’honneur. D’ailleurs, le nom de sa boutique est représentatif de l’animal totem de notre interviewée, l’aigle carmin.

“Carmin, c’est la couleur du destin, c’est comme si j’étais appelée à faire ça, c’est ce qui me rend vraiment heureuse aujourd’hui. C’est un domaine qui me plait vraiment, c’est une vocation. Les gens te diront c’est comme être musicien ou acteur.”



Quand nous l’approchons pour rédiger cet article, Camille nous confie qu’il s’agit d’une fête très importante pour elle. En effet, dans la tradition celte, le 31 octobre est également le nouvel an des sorcières, aussi dit “Samhain”. Une fête jadis fêtée par les celtes à Sion.


“Tous les 31 octobre, dans l’atmosphère, le voile entre le monde des morts et des vivants est extrêmement fin, ce qui permet un meilleur contact avec l’haut-delà. C’est une moitié de nouvel an, c’est le seul jour dans les fêtes païennes qui se situe entre deux années et les deux mondes, c’est donc une journée à part du reste de l’année”.


Fait d’autant plus intéressant qu’elle nous narre lors de notre visite des histoires de sorcellerie propre à notre capitale. Au Moyen-Âge, le Valais était un haut lieu d’exécutions de sorcières et sorciers. Se faisant, ils étaient généralement tenus prisonniers dans la Tour des Sorciers, qui pour l’anecdote porterait ce nom en raison de la forme de son toit pointu. Ainsi, lors de leurs exécutions, qui se tenaient à la Place des Potences, ils traversaient la ville, où ils recevaient leurs derniers sacrements à la Cathédrale avant de suivre un parcours bien défini. Ils passaient à cette occasion dans la rue de l’Eglise, qui abrite maintenant la-dite boutique. Un fait marquant pour notre commerçante qui se dit honorée de pouvoir aujourd’hui valoriser l’ésotérisme dans ces lieux.