À la rencontre de Légitime Tattoo

Texte : Sionmaville / Carole Grange - Photos : Deetcheese Photographie / David Zuber


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un projet indépendant visant à mettre en avant, au travers de reportages photos, des entrepreneurs et entrepreneuses qui marquent le paysage sédunois. Pour ce quatrième article, nous avons poussé les portes d’un lieu où la créativité est reine. Bienvenue chez Légitime Tattoo, où David, Elise et Jota ont pris leur quartier il y a trois ans.



Légitime Tattoo, c’est un salon de tatouage en ville de Sion créé en 2015 par trois artistes locaux et internationaux :


Élise Favre, 31 ans, d'origine suisse et angolaise, specialisée dans le piercing et le handpoke, Jota Esteban Favre, 45 ans, tatoueur espagnol et David Mudry, 33 ans, tatoueur valaisan. Le trio partage un large espace en sous-sol à la rue Pré-Fleuri, où par le passé, l’imprimerie Gessler ou encore le service d’archéologie de la ville occupaient les lieux. Une surface spacieuse et lumineuse à l’allure de loft industriel, où l’on retrouve des pièces de mobilier datant des années 20 tels que le bureau d’Elise ou les casiers industriels recouverts aujourd’hui d'autocollants. Salon de tatouage oblige, leur décoration est dans l'esprit d'un cabinet de curiosités avec leurs murs et fenêtres tapissés d'illustrations.



Rencontre avec trois artistes aux univers qui se complètent.



Élise, plus connue sous le nom de « ceci n’est pas du tatouage » est spécialisée dans les piercings et le handpoke, une façon de tatouer à la seule force de la main, sans machine. C’est elle aussi qui s’occupe de tout l'administratif du salon.


“Je suis en charge de toute la gestion, je m’occupe des réseaux sociaux, de l’agenda de chacun, je fais du piercing et du handpoke. C’est Jota qui m’a appris ça il y a trois ans, ça tient mieux et c’est plus précis sur les mains. Une fois il m’a montré, il m’a demandé de lui faire un truc et puis c’est parti comme ça.”


D’ailleurs, elle a entrepris il y a une année un projet, le « Self Love Club », qu’elle tatoue au plus grand nombre. Un mouvement qui est né en 2016 lorsque l’artiste Frances Cannon se fait tatouer ce slogan. Le souhait d’Elise? Véhiculer un message d’amour, de bienveillance et de respect de soi à qui le voudra. En effet, elle fait le constat à travers son travail qu'il est souvent difficile de s’accepter et a ainsi décidé d’utiliser le tatouage comme piqûre de rappel.


« On fait